Le verre au chalumeau, les secrets de fabrication

Permettant de fabriquer des objets et équipements dans divers secteurs d’activité, le verre peut servir également dans les créations artistiques. C’est ce que nous vous amenons à découvrir à travers la présentation de la technique du verre au chalumeau. Peu connue du grand public, celle-ci est employée par des personnes talentueuses pour laisser parler leur imagination. Lorsque le chalumeau se combine à des baguettes de verre et que l’artisan y ajoute la dose de créativité nécessaire, il en découle de magnifiques accessoires tels que les bracelets en perles vendus sur le marché. A la fois processus artisanal et savoir-faire artistique, cette technique mérite bien les feux des projecteurs !

Le travail du verre au chalumeau, un art à part entière

Si vous avez continué la lecture de cet article, c’est certainement parce que vous désirez en apprendre plus sur le travail des perles de verre au chalumeau réalisé par des verriers passionnés. Ceux-ci réalisent de magnifiques bijoux tels que des bracelets chakras, rosaces, perles.

Cet art regroupe un grand nombre d’adaptes à travers le monde. Et pour cause, l’investissement pour se lancer reste abordable, comparé à l’installation d’un véritable four verrier ! Pour travailler le verre et réaliser des pièces telles que les vases, les verres, ou encore des sculptures, il est impératif de posséder une installation adéquate composée d’un four à pot, le four traditionnel du verrier, fusionnant la matière à plus de 1400°C. Concernant le verrier au chalumeau, l’artiste n’a besoin que d’un simple chalumeau et d’une matière première, la baguette en verre.

Le travail du verre au chalumeau est un art captivant. Pour la création de ces objets, l’artiste travaille généralement en solitaire dans son atelier. La fabrication du verre au chalumeau se fait essentiellement en deux phases.

Le choix des baguettes de verre

Pour travailler le verre au chalumeau, le choix de la matière première est très important. La plupart des artisans à la flamme font usage de baguettes en verre du type sodocalcique. Ce type de verre composé à 70 % de silice présente l’avantage d’avoir un point de fusion assez bas, autour de 600°C.

Cependant, il faut faire attention, car le verre sodocalcique présente une plus grande sensibilité aux variations de température que les autres types de verre. Le verrier au chalumeau doit donc faire très attention au contact initial de la flamme sur la matière première. Il chauffe d’abord la baguette avec l’extrémité haute de la flamme et se rapproche petit à petit de la flamme bleue.

Les baguettes en verre utilisées peuvent mesurer jusqu’à un mètre et afficher des couleurs multiples. Lorsque le feu dépasse les 600°C, le verre se change en une matière visqueuse. Le choix du chalumeau est également très important pour fournir la température nécessaire à la fusion du verre.

Verre ou cristal ?

Le verre au chalumeau, comme son nom l’indique, est un verre supérieur. On peut se demander quelle est la différence entre le verre et le cristal ? Qu’est-ce qui justifie une différence de prix ? Le cristal n’est autre qu’une composition de verre (la silice, le vitrifiant, et la potasse, le fondant) à laquelle on ajoute du plomb. Le minium de plomb va permettre d’apporter une grande clarté au verre. En Europe, un cristal se définit par une composition contenant au moins 24% de minium de plomb.

Concernant le prix, la composition n’est pas réellement une variable. Il s’agit plutôt du savoir-faire du verrier. En travaillant le cristal, le niveau d’exigence est bien souvent supérieur, augmentant le temps de travail, augmentant également les pertes. Le travail du verre au chalumeau, lui, est entièrement artisanal. La composition n’est pas un cristal, certes, mais l’expérience du verrier et la complexité de la pièce en justifient parfois le prix élevé.

Verre au chalumeau : quelles étapes ?

Pour fabriquer des perles de verre au chalumeau, le verrier fait couler le verre en fusion sur une petite baguette de deux millimètres environ. Il tire le verre et l’enroule autour du mandrin qu’il protège au préalable à l’aide d’un séparateur. Au cours de son travail, le verrier peut modifier les températures de travail et créer ainsi une multitude de formes en jouant sur les volumes.

Pour finir le travail de verre au chalumeau, il est obligatoire de procéder à une nouvelle cuisson du verre. La dernière étape de l’opération de fabrication consiste à faire « reposer » le verre dans un four à une température de 500°C. Lorsque la perle est froide, le verrier doit retirer la perle du mandrin et doit nettoyer la « pâte protectrice » collée aux parois.

Comment se former ? Rendez-vous au CERFAV :

Le centre européen de recherche et de formation aux arts verriers regroupe formations professionnelles, activités touristiques, recherche et innovation.

C’est au total quatre formations qui sont proposées en alternance. Celle qui nous intéresse est le CAP art du verre et du cristal. Situé à Vannes-le-Châtel, c’est un lieu chargé d’histoire. C’est ici que la cristallerie de Vannes-le-Châtel a fait rayonner le savoir-faire français dès 1764. Elle sera absorbée vers la fin du XXe siècle par la manufacture Daum, située à quelques km du CERFAV.

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