Végétarien, végétalien, antispéciste : qu’est-ce que c’est et quelles sont les différences ?

Végétarien, végétalien, végan : quelles différences ?

De plus en plus de Français choisissent d’exclure la viande de leurs assiettes pour des raisons éthiques, environnementales et/ou de santé. Selon un sondage de 2016, près de 3 % de nos concitoyens auraient déjà adopté un régime végétarien ou végétalien. Si tout le monde connaît la signification du mot «végétarien », vous avez peut-être aussi déjà entendu les termes « végétalien », « vegan » ou encore « antispéciste » sans en connaître les définitions exactes. Dans cet article, on vous explique tout.

Végétarien / Végétalien : une différence de taille

Une seule lettre différencie ces deux mots qui représentent pourtant deux modes de consommation bien distincts. Par définition, un végétarien se nourrit de tout sauf de chair animale. Il exclut ainsi de son alimentation la viande mais aussi le poisson et les fruits de mer. Il s’autorise par contre certains produits d’origine animale comme les œufs et les produits laitiers.

On dénombre près de 500 millions de végétariens dans le monde. Certains choisissent ce régime alimentaire pour des raisons religieuses, d’autres pour des raisons éthiques ou écologiques. Dans ce dernier cas, un régime végétarien est souvent le premier pas vers une prise de conscience plus globale, menant à un régime 100 % végétal.

Ce type de régime végétal excluant l’ensemble des produits d’originale animale, que ce soit la viande, le poisson mais aussi les œufs et le lait, s’appelle le végétalisme. Contrairement au végétarien, le végétalien ne mange donc ni œufs ni produits laitiers. On peut être végétalien pour des raisons de santé mais aussi pour des raisons éthiques et environnementales. L’élevage étant responsable d’une immense souffrance, étant l’un des plus gros pollueurs et l’une des industries les plus émettrices de gaz à effet de serre, boycotter tous les produits issus de ce secteur est une façon d’exprimer son désaccord face à ce système en arrêtant de le financer. Un régime végétalien est en plus excellent pour la santé et ce à tous les stades de la vie humaine, comme l’exprime l’Académie de nutrition et de diététique selon laquelle : « l’alimentation végétarienne bien planifiée, y compris végétalienne, est saine, adéquate sur le plan nutritionnel pour tous les stades de la vie, et peut être bénéfique pour la prévention et le traitement de certaines maladies. ».

Les types de régimes végétariens

Selon le site spécialisé vegétarien.eu, il existe différentes classes de végétarisme :

  • Végétalien
  • Lacto-ovo-végétarien
  • Lacto-végétarien
  • Semi-Végétarien
  • Frutarien
  • Pescétarienne
  • Crudivore

Vegan : définition

Le mot vegan est un terme anglophone inventé en 1944 pour différencier le régime ovo-lacto-végétarien (qu’on appelle plus simplement « végétarisme ») du végétarisme strict (qu’on appelle aujourd’hui plus couramment « végétalisme »). Dès le début des année 1950, le terme « vegan » prend un sens plus profond et désigne le fait de vivre sans exploiter les animaux. Ancré dans la langue française depuis seulement quelques années, le mot « véganisme » désigne donc un mode de vie excluant toute forme d’exploitation animale. Cette fois-ci, on ne parle pas seulement de régime alimentaire mais aussi de vêtements, de loisirs et d’utilisation de produits cosmétiques et ménagers. Un vegan est donc une personne qui se nourrit de façon végétalienne, ne porte aucune matière animale (qu’il s’agisse de cuir, de laine ou de fourrure), n’utilise pas de produits cosmétiques ou ménagers faits à partir d’animaux ou testés sur ces derniers, et ne se rend pas dans des lieux qui exploitent les animaux (zoos, cirques, delphinariums etc.). Etre vegan c’est donc un engagement en faveur des animaux, un souhait de vivre sans oppresser les autres espèces.

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Antispéciste : qu’est-ce que c’est ?

Très lié au véganisme, l’antispécisme désigne davantage une prise de position politique plutôt qu’un simple mode de vie. Être antispéciste c’est par définition s’opposer au fait que l’on puisse octroyer certains privilèges aux individus en fonction de l’espèce à laquelle ils appartiennent. Un antispéciste considère donc que l’espèce n’est pas un critère suffisant pour déterminer de quelle manière on peut traiter un animal, ni la façon dont on doit le considérer.

L’antispécisme s’oppose au spécisme, une idéologie ancrée dans nos sociétés humaines et qui discrimine les animaux appartenant à une autre espèce que la nôtre. Le spécisme crée une hiérarchie entre les espèces, considérant certains individus comme moins importants que d’autres. Le spécisme place par exemple l’être humain au centre des considérations, jugeant les autres espèces comme inférieures. Le spécisme considère aussi par exemple qu’un chat ou un chien ne doivent pas être tués ni subir de sévices, tandis qu’une vache ou un cochon le peuvent en toute impunité. Ces espèces ressentent pourtant les choses de la même façon, ont la même possibilité à souffrir et à expérimenter leur vie. Sur quoi se base donc cette hiérarchie ? Sur des critères totalement arbitraires et injustifiables, selon les antispécistes.

Être antispéciste c’est donc se positionner contre le spécisme et souhaiter que la société étende sa considération morale à tous les individus quelle que soit leur espèce, en fonction de leurs intérêts et caractéristiques propres. Il ne s’agit bien sûr pas de donner le droit de vote aux poules mais d’accorder à chaque individu sensible, peu importe son espèce, du respect et une considération suffisante lui permettant de ne pas être exploité, de ne pas souffrir et de ne pas être tué.

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Marie Grimaldis

Marie Grimaldis

Je suis passionnée par les mots, le métier de rédactrice Web s’est dévoilé comme incontournable il y a plus de 8 ans. Je n’hésite pas à partager mon avis sur tous les sujets notamment la politique, la télévision et les people.