La taxe sur les ordures ménagères explose : êtes-vous concerné ? Voici les détails

Le montant de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) a fait un bond remarquable de 6% en deux ans. Une augmentation qui touche les foyers français de manière inégale. Cette augmentation, loin d’être uniforme, révèle des disparités considérables d’une municipalité à l’autre. Elle pose la question de l’équité et de la transparence dans la répartition de cette charge.

Un phénomène national aux répercussions locales

D’après l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, la TEOM, a connu une augmentation moyenne de 6% à l’échelle nationale entre 2020 et 2022. Cette hausse porte le coût moyen à 125 euros par résident. Cependant, cette augmentation ne se répartit pas uniformément à travers le territoire français. Selon une étude récente de l’UFC-Que Choisir, les coûts varient drastiquement d’une municipalité à l’autre. Avec des exemples extrêmes comme Brest où la taxe s’élève à 63 euros contre 217 euros pour Marseille.

Lire aussi : Campagne fiscale : les nouvelles règles fiscales pour cette année dépendent de vos revenus. Voici les principales informations à connaître !

 

Des disparités frappantes

L’enquête met en lumière les importantes disparités tarifaires entre les territoires, avec des coûts fluctuant entre environ 60 euros et plus de 200 euros. La publication d’une carte interactive basée sur les données de 24 829 municipalités françaises. Couvrant 58 millions de citoyens, elle donne une visibilité sans précédent sur ces variations. Cette carte fournit également des informations précieuses sur la quantité de déchets produits par habitant et le coût par tonne pour la collectivité.

Les facteurs de l’augmentation

Les raisons derrière cette augmentation substantielle de la taxe sont multiples. Elles incluent l’adoption de nouvelles normes environnementales stipulées par la loi Agec. L’escalade des coûts du carburant et de l’énergie, ainsi qu’une augmentation significative de la production de déchets de 20 kg par personne sur un an. 

Lire :  Compteur Linky : réduction des frais de mise en service

Cependant, l’UFC-Que Choisir pointe du doigt le mode de calcul de la TEOM, basé sur la valeur locative des propriétés plutôt que sur la quantité réelle de déchets produite. Cette méthode soulève des questions de justice et de transparence, surtout dans des villes comme Paris où les résidents paient une moyenne de 215 euros. Une somme largement supérieure à celle d’autres villes comme Rennes, avec 97 euros.

La taxe sur les ordures ménagères explose : êtes-vous concerné ? Voici les détails

 

À lire aussi : Déclaration d’impôts : cette année, la taxe d’habitation a été supprimée, déclarer vos impôts

Appel à plus de transparence et de justice

Juliette Vacant, représentante de l’UFC-Que Choisir, a exprimé des inquiétudes concernant l’insuffisance des justifications fournies pour ces augmentations. L’association plaide pour une enquête approfondie auprès des municipalités afin de démêler les raisons derrière ces écarts de coût considérables.

Les recettes générées par la TEOM ont contribué à hauteur de près de 8,6 milliards d’euros aux budgets des villes françaises en 2023. Selon des données de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Cela marque une hausse de 8% par rapport à l’année précédente. Ce chiffre souligne l’importance économique de la taxe, mais également le besoin d’une approche plus équitable et transparente dans sa répartition.

À lire : Comment fonctionne le système fiscal ? Voici le guide complet pour les débutants

Afficher Masquer le sommaire

Partagez votre avis