Réforme des retraites : le Sénat a mis fin à un certain nombre de programmes préférentiels

Alors que les gens se rassemblent pour prendre position, le Sénat a pris des mesures pour supprimer certains programmes spéciaux.

Samedi soir, le Sénat à majorité de droite a pris une décision lourde de conséquences en supprimant progressivement plusieurs régimes spéciaux dans le cadre du projet de réforme des retraites. Cette décision intervient à un moment opportun où les collectivités et les entreprises font entendre leur voix en prévision de la manifestation du 7 mars. [Mise à jour le 5 mars 2023 à 9h45 :]

Le samedi 4 mars 2023, le Sénat a plongé dans l’une des mesures les plus controversées de son projet de réforme des retraites : la fin de plusieurs régimes spéciaux. Alors que la pression monte de la part des citoyens et des entreprises avant une mobilisation prévue pour le 7 mars, les électriciens et les gaziers ont entamé une grève illimitée qui a entraîné une réduction de la production d’électricité de trois réacteurs nucléaires sans impact sur les clients.

L’intersyndicale a déclaré mardi journée officielle de mobilisation contre la modification de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans ; de plus, de nombreuses manifestations sont prévues dans de nombreuses villes. Pour être tenu au courant de tous les événements liés à cette situation, visitez actu.fr pour plus d’informations.

Les forces de l’ordre prévoient qu’entre 1,1 et 1,4 million de manifestants se joindront au cortège, dont jusqu’à 90 000 pour la seule ville de Paris ! Le cortège devrait commencer à Sèvres-Babylone et se terminer à la Place d’Italie. On estime que 320 rassemblements auront lieu dans tout le pays. Cela promet d’être une démonstration monumentale de solidarité et d’unité dans toute la France !

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Mardi soir, l’intersyndicale rendra publique sa décision finale sur la marche à suivre : “Nous sommes unis dans notre position”, a insisté le secrétaire général de FO de France Inter, Frédéric Souillot. Par la suite, des assemblées générales se tiendront au cours desquelles il sera décidé de poursuivre ou non la grève sur ces sites.

Patrick Kanner, le chef des sénateurs socialistes, a exprimé sur France 2 que leur objectif est de faire pression sur le gouvernement et de s’assurer qu’il les entende. Laurence Rossignol, du PS, a ajouté lors de son interview sur France Inter que “l’exécutif tente de nous dominer” et les a accusés de contraindre le mouvement syndical à de nouvelles actions.

Lors des débats au Sénat depuis jeudi, la gauche a été sensiblement plus active dans ses efforts par rapport à la droite qui détient la majorité des sièges et qui est favorable à la réforme. Les écologistes ont attribué cette attitude relativement laxiste de la droite à la “paresse” dans ses rangs.

Samedi matin, le groupe des Verts s’est battu sans succès pour renvoyer en commission l’article 1 de l’initiative gouvernementale. Ce projet visait à mettre fin à cinq programmes spéciaux comprenant les services d’électricité et de gaz, la RATP, la Banque de France, les clercs et employés de notaires ainsi que les membres des Conseils économiques, sociaux et environnementaux.

Il est prévu que les agents recrutés à partir de septembre 2023 soient rattachés au régime de droit commun de l’assurance vieillesse.

Pour l’avenir, Bruno Retailleau, le leader du sénat LR, cherche à éliminer ces politiques uniques pour le personnel actuel également. Néanmoins, sa suggestion sera évaluée ultérieurement.

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Malgré l’opposition du gouvernement, cet amendement pourrait encore être rejeté si les centristes n’apportent pas leur soutien.

Pour la gauche, l’abolition des régimes spéciaux n’est rien de plus qu’un stratagème politique qui ne produira aucun gain économique.

Elisabeth Doineau, du parti Union Centriste, a répondu à cette question en demandant : “Les emplois d’aujourd’hui demandent-ils autant d’efforts qu’autrefois ?” Sa réponse a été claire : “Nous devons ouvrir les yeux et exiger que tous les citoyens français donnent le meilleur d’eux-mêmes.”

René-Paul Savary, rapporteur LR de la branche vieillesse a confirmé que la majorité sénatoriale est inébranlable et prône la “convergence” avec le régime général. Il s’est par ailleurs interrogé sur les raisons pour lesquelles les trois derniers régimes spéciaux (marins, Opéra de Paris et Comédie-Française) ont été exclus du champ d’application de ce projet gouvernemental.

Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a répondu que ce sont les “conditions physiques” qui déterminent l’entretien dans ces trois sections. Cependant, il ne devrait plus y avoir de disparité de traitement en ce qui concerne les “conditions de travail”.

Contrairement aux discussions tumultueuses qui ont eu lieu à l’Assemblée nationale, les représentants de gauche du Sénat ont mené un combat posé mais résolu sur l’article 1 avec plus de 350 amendements. Ce débat devrait se poursuivre samedi et même dimanche – un politicien expérimenté a prédit qu’il durerait tout le week-end !

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