PPDA et agression sexuelle : les récits glaçant de Bénédicte Martin sur son agression

Lundi 19 septembre, l'écrivaine Bénédicte Martin s'est rendue sur le plateau de TPMP pour raconter une histoire poignante d'agression sexuelle que Patrick Poivre d'Arvor lui a fait subir.

Lundi 19 septembre, Libération a publié une vaste enquête mettant en cause Patrick Poivre d’Arvor. Trois personnes ont apporté leur témoignage, dont Bénédicte Martin, auteur en 2003 du controversé recueil de nouvelles érotiques « Warm Up ».

Patrick Poivre d’Arvor la repère, et il l’invite à venir le voir dans son bureau pour parler de sa carrière. Elle est alors la cible d’une agression sexuelle qu’elle détaille sur le plateau C8 de TPMP.

L’écrivaine, alors âgée de 23 ans à l’époque, attendait Patrick Poivre d’Arvor dans son bureau, situé au sommet de la tour TF1, alors que les bureaux environnants étaient vacants. Il lui a fait visiter les bureaux, puis ils ont parlé de son travail et de ce qui le motive.…

Mais tout à coup, Patrick Poivre d’Arvor change rapidement de sujet, en parlant du poids de la jeune femme et lui pose d’autres questions indiscrètes. Il lui a dit qu’il voulait l’aider dans son alimentation, car il connaissait bien l’anorexisme. En effet, sa fille, Solenne, en avait été victime.

« il essayait de mettre ses mains dans ma culotte en relevant ma jupe… »

Mais au fur et à mesure que la discussion avance, Bénédicte Martin devient de plus en plus mal à l’aise avec la situation. Alors que PPDA faisait nerveusement les cent pas dans son bureau, les choses commencent à dégénérer.

“Il tournait autour de la chaise sur laquelle j’étais assise, face à son bureau, et, par derrière, il m’a fait une clé de bras. Nous avons basculé sur la moquette et je me suis débattue alors qu’il essayait de mettre ses mains dans ma culotte en relevant ma jupe et en descendant mes collants”, révèle l’autrice, aujourd’hui âgée de 44 ans.

Bénédicte Martin explique ensuite dans son récit comment elle a tenté d’échapper à cette situation.

« Là, j’ai feinté, je me suis dit : pas moi, pas moi, je ne veux pas, et donc j’ai repoussé son visage avec ma main, fermement. Je lui ai dit : Patrick nous méritons mieux, pas comme ça, quelque chose de plus joli, et ça a marché. Il s’est levé, il est allé derrière son bureau, il a sorti un calepin et je me suis enfuie”.

Après s’être échappée, la jeune femme attend un taxi toute seule pendant plus de 30 minutes, terrifiée à l’idée que PPDA, son agresseur, la rattrape.

« Il m’a servi son fameux rire comme si c’était une blague… »

Elle a ensuite tenté de parler à son éditeur de l’époque, Frédéric Beigbeder, qui était employé par Flammarion. « Il m’a servi son fameux rire comme si c’était une blague”.

Michel Houellebecq, qui était présent lors de l’événement choquant, n’a pas semblé plus surpris que les autres. Un silence complice que Bénédicte Martin dénonce d’ailleurs `.

L’action en justice de Bénédicte Martin vient s’ajouter à la liste croissante des femmes qui ont accusé l’ancien animateur de JT, Patrick Poivre d’Arvor, d’une longue histoire d’inconduite. Pour l’instant, la célèbre personnalité de TF1 a toujours nié les accusations portées contre lui par plus de trente femmes. Il fait l’objet d’une enquête actuellement.

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