Pénurie de carburants : nombreux stations-services en pénurie, crise des raffineries

Malgré la constitution de stocks de carburant par certains automobilistes, l'Union française des industries pétrolières assure qu'il y a les stocks sont suffisants. Les stations-service sont donc confrontées à des ruptures d'approvisionnement

Aujourd’hui, jeudi 9 mars à 8h15, Olivier Gantois, président de l’Ufip (Union française des industries pétrolières) a de nouveau insisté pour que les citoyens français ne fassent le plein de leur voiture qu’en cas d’absolue nécessité afin d’éviter toute pénurie ou perturbation dans les stations-service en raison des grèves affectant les raffineries et les dépôts pétroliers.

Il a récemment parlé à France info du nombre de stations en pénurie de carburant, qui est légèrement inférieur à la normale, soit 7 %. Mercredi, il était de 6 %, selon lui. “Nous sommes dans une bonne situation, nous avons des stocks suffisants dans tout le pays, et c’est à mettre au crédit de la conduite responsable des gens

Cette semaine, les travailleurs des raffineries de pétrole du pays ont prolongé leur grève contre la réforme des pensions. À Feyzin (Rhône), une fermeture totale a été annoncée mercredi soir. Chez Exxon-Mobil à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et sur le site de Petroineos à Lavéra, la production a été réduite pendant 24 heures. Heureusement, les employés de la raffinerie ExxonMobil près du Havre] ont mis fin à leur mouvement de protestation.

Le mercredi 8 mars 2023, selon les données recueillies par l’AFP, près de 6 % des stations-service françaises étaient en rupture de stock. L’industrie pétrolière a attribué cette situation aux automobilistes qui ont fait des réserves en prévision des grèves imminentes dans les raffineries.

Un quart des stations-service de la Sarthe, de l’Indre-et-Loire et du Calvados manquent d’essence ou de gazole. Ces données proviennent des rapports de prix-carburants.gouv.fr

Pénuries temporaires de carburant

Les raffineries françaises ont cessé de produire en raison de la grève, mais il y a encore plus de 200 dépôts dans tout le pays qui continuent de fournir du carburant aux stations-service.

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Francis Pousse, président du syndicat professionnel des Mobiliens, qui représente 5 800 des 10 000 stations-service françaises, a annoncé que “le carburant est abondant sur le territoire national” et que les livraisons des stations-service se poursuivent normalement.

Même si des perturbations surviennent, nous sommes suffisamment agiles pour accéder à du carburant provenant d’autres dépôts, même si cela peut prendre plus de temps. Toutefois, l’avenir reste incertain ; la poursuite et l’intensification de la grève décideront de la suite des événements.

Un nombre excessif de plombages

Selon les données, seules “moins de 5 %” des stations ont des réservoirs vides ; cette pénurie est entièrement due à un nombre sans précédent de conducteurs remplissant leurs réservoirs de précaution depuis vendredi dernier, ce qui a entraîné une augmentation remarquable des ventes de 10 à 30 %.

Avant la crise, certaines stations avaient déjà rempli leurs rayons. Cependant, dans d’autres endroits, les ventes ont augmenté de 50 %, ce qui prouve que la demande des consommateurs est inépuisable. Malheureusement, comme nous ne pouvons pas toujours mettre suffisamment de camions sur la route pour livrer les stocks à ces magasins et points de vente assez rapidement.

En octobre 2022, la grève des raffineries ne sera plus qu’un lointain souvenir

Ces chiffres sont encore très éloignés des plus de 40 % de stations-service qui ont manqué de carburant en moyenne au niveau national au plus fort de la grève des raffineries de TotalEnergies et d’Esso-ExxonMobil en octobre, avec des pénuries encore plus graves dans certaines régions.

Francis Plan, fondateur de la FF3C, qui travaille avec plus d’un millier de stations indépendantes, témoigne que leur seul souci est d’ordre logistique.

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Il a noté que le taux de vente est plus élevé que d’habitude en raison des inquiétudes, et que cette vague d’achats a été renforcée par la décision de Leclerc de proposer du carburant à prix coûtant. Ses propos font écho à la “grande affluence” dans les stations-service au cours du week-end.

Il est frappant de constater que la pénurie d’approvisionnement dans les stations-service couvertes par sa société s’est manifestée dans trois régions : “L’Ile-de-France, la Normandie et les Pays de la Loire avaient 15% de leurs points de vente respectifs en rupture de stock dans la nuit de mardi à mercredi”, a-t-il noté.

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