Corruption, trafic d’influence, torture : le patron du PSG, Nasser al-Khelaïfi au coeur « d’un scandale » dévoilé par Libération

Le quotidien "Libération" a dévoilé une vaste enquête sur le président du PSG. Selon le journal, un homme d'affaires franco-algérien aurait été détenu pendant plusieurs mois dans des conditions inhumaines à Doha, afin qu'il ne divulgue pas de documents compromettants.

Une enquête et des révélations « explosives »

Dans son édition de ce mercredi, « Libération » fait des révélations « explosives » sur Nasser al-Khelaïfi, actuel président du club Paris Saint Germain.

Selon le quotidien, le président Qatarie du PSG aurait été victime du chantage d’un entrepreneur franco-algérien, Tayeb B.

L’homme de 41 ans a tenté de monnayer des documents confidentiels et compromettants qu’il détiendrait sur le patron du club parisien et son entourage qatari.

Cependant, il reste à voir dans quelle mesure ces documents sont crédibles et s’ils peuvent réellement nuire à al-Khelaifi.

Des documents qui contiennent des preuves de corruption sur l’attribution du mondial 2022 au Qatar

Selon les journalistes du quotidien, ces documents contiennent des preuves d’actions de corruption dans l’attribution de la Coupe du monde 2022, ainsi que des faits de travail dissimulé et des témoignages relatifs à la vie privée du président du PSG.

Ces informations ont mis la FIFA sous une immense pression, et il sera intéressant de voir comment elle réagira. 

Des conditions de détention inhumaines et des pressions psychologiques intenables

Tayeb B. est un habitant de la banlieue parisienne qui a été arrêté et emprisonné pendant neuf mois au début de l’année 2020. Il aurait subi des pressions psychologiques et aurait été détenu dans des conditions inhumaines afin qu’il ne divulgue jamais les documents qu’il détenait.

Le cas de Tayeb B. n’est qu’un exemple des nombreuses façons dont il a été démontré que le gouvernement du Qatar abuse de son pouvoir. Le pays a une longue histoire de violations des droits de l’homme, et son bilan en matière de droits civils et politiques est parmi les pires au monde.

Le traitement réservé par le Qatar à Tayeb B. n’est qu’un exemple de plus de son mépris flagrant pour les droits humains les plus fondamentaux.

Il aurait été attiré à Doha sous le prétexte d’assister à une réunion avec l’émir, mais il a ensuite été arrêté et placé en isolement. En effet, l’homme d’affaires aurait été proche de l’émir du Qatar et aurait eu accès à des informations sensibles sur les finances du pays ainsi que sur les conditions d’attribution de la coupe du monde 2022.

Il aurait été soumis à la torture et à des mauvais traitements pendant sa détention. Ces allégations ne sont pas confirmées, mais si elles sont vraies, elles suggèrent que les Qataris sont prêts à faire des efforts extrêmes pour protéger leurs secrets.

Libéré de prison sous conditions

Le 1er novembre 2020, l’entrepreneur Tayeb B. a été libéré après un accord confidentiel et a remis aux autorités qataries des clés USB contenant des informations prétendument compromettantes sur le patron du PSG et son entourage.

Tayeb B. a intenté un procès civil dans l’espoir d’annuler cet accord protocolaire, qui, selon ses avocats, ne peut être utilisé pour couvrir des actes criminels.

Un maître chanteur qui s’est brûlé

Dans le magazine Libération, un proche de Nasser al-Khelaïfi réfute les accusations et décrit l’homme d’affaires comme un « maître chanteur qui voulait des millions d’euros et s’est fait brûler ».

L’homme d’affaire a été interpellé cette semaine à Paris, soupçonné de « trafic d’influence, corruption, faux et usage de faux ». Deux officiers de police français, qui auraient travaillé avec l’administration du PSG ont été, eux aussi, arrêtés dans le cadre de cette affaire.

L’affaire, désormais entre les mains de la justice française, n’a pas fini de faire parler d’elle.

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