Coronavirus : se libérer du stress de la contamination animale

La situation tourne au chaos en France et dans le reste du monde, face à l’ampleur de l’épidémie du Covid-19. En moins de 24 heures, 186 nouveaux décès, liés à l’épidémie, ont été signalés par les services de santé, publics. Ces nouvelles victimes portent à 860, le nombre de personnes décédées des suites de cette pandémie, apparue en France, en janvier dernier.

Les chiffres ont également bondi au niveau des cas de contamination. Ce dimanche 22 mars, l’on estimait à 16 018, le nombre de personnes infectées. Ces dernières 24 heures, près de 4 000 autres se sont ajoutées pour atteindre le chiffre record de 19 856 contaminés.

Désormais, la crainte d’une contamination massive même au moyen des animaux domestiques ébranle les Français.

Les risques d’infection chez les animaux

Dans la plupart des ménages français, l’inquiétude monte. Les spéculations ne cessent d’enfler sur les voies de transmission, certains évoquant même des risques de contaminations par les animaux domestiques. Cette question a fait l’objet d’une attention particulière de la communauté scientifique, depuis quelques semaines. Pour les Français, c’est une question cruciale. En effet, plus de 7 millions de chiens et 13 millions de chats vivent dans des foyers, en Hexagone. Sans compter de nombreuses autres espèces, qui ont aussi réussi à conquérir les cœurs.

En matière d’animaux de compagnie ou de maison, il s’agit essentiellement :

  • de rongeurs,
  • de lagomorphes,
  • de l’alpaga,
  • des chevaux, des ânes, etc.

Difficile dans ces conditions de ne pas imaginer une rupture brutale entre les propriétaires et leurs animaux à quatre pattes.

Un virus transmissible par les animaux de compagnie ?

Une étude scientifique menée récemment démontrait que les animaux sont peu susceptibles de transmettre le virus. Selon les résultats publiés sur un site d’informations en ligne, le Covid-19 se transmet beaucoup plus facilement entre humains. Des tests ont ainsi pu être menés sur un Loulou de Poméranie de Hong Kong. L’animal a été transféré de Hong Kong vers un centre de quarantaine pour animaux, après que son propriétaire a été testé positif.

Suite aux prélèvements effectués par les médecins, au niveau du nez et de la gorge du chien, des traces du Coronavirus ont été retrouvées. Cependant, les résultats médicaux n’ont pu détecter qu’un petit morceau de génome viral chez l’animal. Il a toutefois, été impossible de statuer quant au fait que le chien avait léché une matière infectée ou s’il était lui-même, contaminé.

Les scientifiques ont plutôt suggéré que l’animal pourrait agir comme un fomite. C’est-à-dire qu’il peut servir d’agent vecteur. Par ailleurs, il est intéressant de noter qu’en dépit de cette présence du Covid-19, le chien testé n’a présenté aucun signe de maladie. Ce qui peut déjà rassurer quant au fait que les animaux domestiques et spécifiquement le chien ne sont que peu exposés à la maladie. Le virus doit pouvoir se répliquer à des niveaux très élevés dans les cellules du chien, pour sortir de son organisme.

Or, dans le cas du Loulou de Poméranie, seuls des niveaux très faibles de présence virale ont été détectés, et ce, bien qu’il ait été en contact prolongé avec le virus. Ces résultats scientifiques ont d’ailleurs été confirmés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Selon l’institution, rien n’indique à ce stade des recherches que le Coronavirus « chinois », puisse affecter l’organisme animal. Tant chez le chien, que chez le chat. Dans le pire des scénarios, les conditions de transmission à l’être humain sont quasiment inexistantes.

Les coronavirus félins

En outre, il existe des Coronavirus félins, auxquels les chats peuvent être vulnérables. Ce sont les Coronavirus, FeCV (Feline Enteric Coronavirus) et le FIPV (Feline Infectious Peritonitis Virus). Ces virus se transmettent essentiellement, entre chats, au moyen des selles. Même dans ce cas, la santé humaine n’est pas menacée.

Il n’y a donc aucune raison de craindre une quelconque contagion de la part de son animal de compagnie. Ce qui n’exclut pas de maximiser les précautions d’hygiène, dans l’entretien de l’animal. Parmi les mesures d’hygiène à prendre, il faut notamment : nettoyer régulièrement la litière des animaux, désinfecter la laisse du chien et minimiser les contacts avec les personnes extérieures.


Marie Grimaldis

Marie Grimaldis

Je suis passionnée par les mots, le métier de rédactrice Web s’est dévoilé comme incontournable il y a plus de 8 ans. Je n’hésite pas à partager mon avis sur tous les sujets notamment la politique, la télévision et les people.