Le burn-out parental, des parents épuisés et en souffrance !

par | Mise à jour le 23/02/2019 | Santé

Ce sont les femmes, les mères qui sont les premières à délier leurs paroles, et mettre des mots sur le mal de notre siècle, le burn-out... Après la fin du tabou sur le burn-out professionnel, on se met désormais à parler des déséquilibres, de la souffrance dans sa vie privée.

Fatigue à la fois psychique et physique, le burn-out parental reflète un autre mal de notre société : notre quête de perfection, pour tout et toujours !

Najac tribune revient pour vous sur le burn-out parental, pour continuer de briser les tabous et de délier la parole !

Le burn-out parental, qu'est-ce que c'est ?

Contrairement aux idées reçues, la notion de burn-out ne concerne pas uniquement la sphère professionnelle, mais peut également s'inviter dans votre vie privée !

Les spécialistes interrogés, tel que Violaine Gueritault, experte en burn-out parental, le définit de la manière suivante :

«  Le burn-out désigne un état psychologique, émotionnel et physiologique, résultant de l'accumulation de facteurs de stress variés, caractérisés par une intensité modérée et un aspect chronique et répétitif. Il trouve ses racines dans le temps. Le burn-out est comme une conséquence de réactions au stress quotidien qui finissent par user et épuiser un individu »

 

Tristesse, irritabilité, sensation d'être complètement dépassé, fatigue, angoisse et anxiété, tout commence le plus souvent ainsi pour les parents épuisés. Et puis un jour, il suffit d'un mot, d'une seule phrase, un verre d'eau qui tombe par terre, ou une chambre mal rangée pour tout explose... Face à une souffrance intérieure des plus violentes, le désespoir teinté de culpabilité, on se met alors à prononcer des mots impensables envers ses enfants, voire à être violent (une gifle ou une fessée qui vous échappe, sans que vous ne puissiez rien y faire).

Cet état, malheureusement, de plus en plus de parents le traversent... En premier lieu, ce sont évidemment les mères de famille qui en souffrent, bien que les pères au foyer (de plus en plus nombreux en France et ailleurs) n'en soient pas épargnés !

La course à la perfection, et ses conséquences...

Alors que les langues se délient autour de la réalité du burn-out parental, de plus en plus de professionnels cherchent à en comprendre les raisons...

En premier lieu, ils sont alors nombreux à pointer du doigt, la pression que l'on se met en tant que parents. Courses à la réussite pour des enfants qui ont de bons bulletins, des enfants doués dans un sport, des enfants qui mangent bio, qui n'utilisent pas trop les écrans, qui sont toujours bien habillés pour aller à l'école, qui apprennent les langues étrangères dès leurs plus jeunes âges, les parents finissent épuisés sous la poids de la pression qu'ils se mettent et subissent (regard de la société, critique de leurs propres parents, quête d'une perfection...

 Les causes du burn-out parental nous amènent également à interroger la notion de parentalité et de maternité, clairement idéalisées ces dernières années...

En effet, à l'heure où l'on maitrise parfaitement son désir d'enfant, on l'on propose des accouchements sans douleur, et que la maternité semble être la condition sine qua non pour l'épanouissement d'une femme, on ne fait qu'idéaliser la maternité, oubliant d'évoquer le stress, la responsabilité...

Plus encore, on inculque aux femmes l'idée d'une réalisation professionnelle combinée à une réalisation personnelle. Il faut donc être à la fois une working girl accomplie, et également une mère de famille aimante et disponible...

Une question se pose, est-ce réellement possible ? Si oui, à quel prix ? Au détriment de qui ?

Car aux vues de toutes les explications apportées autour du burn-out parental, une vérité se fait entendre : le lâcher-prise, la fin de la recherche de la perfection (qui d'ailleurs n'existe pas), demeurent encore les meilleures solutions pour être heureux en famille !